Historique

La consommation du Breligout dans les foyers à Couëron (XIXème siècle)

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Dans le Journal de Médecine de l’Ouest (1874), un médecin s’interroge sur l’origine des coliques saturniques et les dangers que font courir les tuyaux de plomb utilisés dans la conduite des eaux, à la santé humaine. Dans l’étude de plusieurs cas observés en 1846, figure celui d’un ouvrier de la verrerie noire de Couëron pris de coliques sèches révélatrices d’une  affection liée au plomb. A cette époque,  la verrerie noire n’employait pas de plomb et la cristallerie ne fonctionnait pas alors . Notre médecin fait une enquête minutieuse chez le malade. Pas un vase de plomb à la maison, la consommation se limitant à du « vin rouge, du vrai breligout ». Le malade finit par guérir mais à la même époque, l’année d’après, il est repris par les mêmes symptômes ; « c’était toujours le même breligout que buvait la famille et toujours les mêmes ustensiles de cuisine générale ». Notre médecin reste perplexe invoquant  » l’abus du raisin de vigne ou les pommes, le rhumatisme, cause très acceptable chez les hommes qui, logeant dans la cour de la verrerie, sortent en chemise nu-jambes de la fournaise de l’usine et vont prendre leur repas chez eux dans ce costume primitif,  pour retourner ensuite à leurs travaux ». L’explication viendra plus tard lorsque le médecin découvre que le malade ne consommait pas uniquement du Breligout, » mais buvait également du cidre de pommes  logé dans une jarre dont le vernis est rongé dans de larges places . Il emportait chaque jour en cachette à la verrerie quelques bouteilles de ce cidre incomparable dont il se réservait la jouissance.  Il absorbait donc une énorme quantité  de malate et de carbonate de plomb, résultat de la décomposition du vernis par le jus de pommes. La jarre fut brisée, le nouveau cidre jeté, et le malade finit par guérir. »  Dr. C. Rouxeau.  Observation de la colique saturnique ; difficultés que présente parfois la recherche de la source d’intoxication. Journal de Médecine de l’Ouest, section médecine de la Société académique de Nantes, 1874, 11-19.

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