Historique

L’origine du nom Berligou . Clap de fin…

L'origine du nom Berligou . Clap de fin... dans Historique 5271

 

Cette véritable enquête policière menée au sujet de l’origine du nom Berligou,  aurait-elle trouvé son aboutissement ?  Poursuivant la piste de l’origine bretonne du nom, nous sommes allés chercher l’expertise d’un linguiste breton patenté, Morvan Koarer, pour tenter de déméler cet écheveau. Pour lui, aucun doute n’est permis,  le mot Berligou est bien d’origine bretonne et sa traduction littérale est  » petit cresson / petite cressonière « , ce qui nous renvoie bien sûr à notre cresson des fontaines prospérant dans le petit cours d’eau qui serpente à  travers la coulée verte de la Chabossière . L’hypothèse de la contraction berle _aligot (où d’après certains témoignages le cépage bourguignon Aligoté aurait pu être planté en ce lieu vers le XIVème siècle) ne semble pas tenir , la formation d’un mot à partir de  substantifs issus de deux langues différentes étant, selon notre spécialiste,  une chose  exceptionnelle.

2 Réponses à “L’origine du nom Berligou . Clap de fin…”

  1. Le 23 août 2018 à 22 h 20 min Christophe Josso a répondu avec... #

    Bonjour,
    J’ai tenté un commentaire sur cet article mais il n’apparaît pas, a-t-il été supprimé ?
    Le toponyme « Berligou » sonne breton, c’est indéniable, mais il ne faut pas se laisser aller à des étymologies trop rapides, on trouve trop souvent des étymologies « populaires » complètement fausses.
    Une étymologie par collectif « beler » me semble farfelu. Le vieux-breton : beror a donné le moyen-breton : beler, en gallois : berwr, issu d’un celtique « *berura » qui a aussi donné le français « berle » (= cresson), mais « berle » ce n’est plus du breton. (voir « La berle (sium angustifolium linnaei) dans les noms de lieu français » de Clovis Brunel in Bibliothèque de l’école des chartes, 1948 – 107-2 pp. 193-204). D’où viendrait le « -gou » final ?
    Le suffixe diminutif « -ig » est commun et le suffixe de pluriel « -ou aussi ; le pluriel de collectif existe : « geot (herbes) / « geotoù » (variétés d’herbes, le pluriel des diminutifs aussi : « merc’h » (fille) / « merc’hed » (des filles) / « merc’hedigoù » (des petites files). Peu probable.
    Cressonnière se dit « belerid » (« ar velerid » avec l’article) ou mieux « belereg », cela donnerait « beleridoù » ou « beleregoù » au pluriel (des cressonnières). Peu probable.
    Un mélange du français « berle » et du breton « -igoù ». Peu probable.
    Si c’est bien un nom de lieu breton, il vaudrait mieux y voir un toponyme en « bre » (colline, hauteur, butte), formé comme « Bregoulou / Brengoulou / Bringolo… » (colline de lumière), très courant en toponymie bretonne et celtique (« *briga »), avec métathèse en « ber ».
    Il faut donc commencer par vérifier la topographie des lieux, le lieu-dit « Berligou » est-il situé sur une hauteur ? Un coteau se serait parfait pour une vigne.
    A poursuivre.
    Cordialement
    Christophe Josso (enseignant de breton)

  2. Le 3 juin 2019 à 8 h 30 min leberligou a répondu avec... #

    Merci pour votre commentaire avisé; en effet, le secteur du Berligou est situé à la Chabossière sur les pentes du sillon de Bretagne qui, quittant Chantenay, se dirigent vers St Etienne de Montluc.Le coteau domine des zones humides à proximité de la Loire

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